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Shuǐ Qì 水气 « QI hydrique »

Terme apparut dans le JIN GUI YAO LÜE de Zhang Zhong-jing, qui signifie la rétention d’eau dans le corps, les oedèmes.
Il est causé par la Déficience du YANG de la Rate ou des Reins, le transport et la transformation de l’eau ne se faisant pas correctement.

(vous pouvez retrouver aussi les différentes définitions parues sur cette page : http://www.siformation.com/articles.html)SHUI_QI.png

Sébastien HANTZ

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Fú Qì Wēn Bìng 伏气温病 « Maladie Tiédeur causée par un QI caché ».

La notion de Fú Qì 伏气 est une vaste notion à développer dans un long cours assez complexe. Il est question d’un agent pathogène en incubation dans le corps qui peut provoquer la maladie au bout d’une période assez longue.

Ex : vous attrapez un virus comme le HPV et plusieurs années plus tard vous développez un cancer du col de l’utérus. Ou vous attrapez le virus du SIDA et plusieurs années plus tard vous déclarez la maladie.

 

Fú Qì Wēn Bìng  伏气温病 est une Maladie de Tiédeur-Chaleur provoquée par une Chaleur latente à l’intérieur du corps et caractérisée dès le début par le syndrome Chaleur interne, alors qu’une Maladie Tiédeur-Chaleur ordinaire commence par un syndrome BIAO (表症).
Vous subissez donc une attaque virale par exemple, mais au lieu de passer par la fièvre avec frissons, douleur de tête, gorge, pouls superficiel rapide, vous développez d’entrée une fièvre élevée sans frissons avec de la soif importante, un pouls profond et rapide, ou ample rapide.

 

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Sébastien HANTZ

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« Pervers clair » Qīng Xié 清邪 / « Pervers trouble » Zhuó Xié 浊邪

Dans le JIN GUI YAO LUE 金贵要略, Zhang Zhong-jing nous parle de « Pervers clair » Qīng Xié 清邪 comme QI de la rosée qui flotte dans l’air.

 

« Le pervers clair (Qīng Xié 清邪) reste souvent en haut du corps tandis que le pervers trouble (Zhuó Xié 浊邪) se situe en bas du corps »

 

Quand Zhang Zhong-jing nous parle de « pervers trouble » (Zhuó Xié 浊邪), il veut signifier l’Humidité Perverse. Par nature, l’Humidité est lourde et va donc sombrer vers le bas afin d’y stagner. Ce qui fait que les autres formes de perversités vont rester vers le haut (Chaleur, Vent, Sécheresse…).

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Sébastien HANTZ

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Sun Si-miao 孙思邈 : le « roi des remèdes »

Originaire de la province du Shan XI, Sun Si-miao (581-682) est l’une des figures les plus populaires de la médecine chinoise. Après avoir goûté au « 3 doctrines » (confucianisme, taoïsme, bouddhisme) dont il se délecta toute la vie, le jeune autodidacte se tourna vers la médecine. L’origine de sa vocation doit être mise au compte d’une santé fragile qui occasionna à ses parents des dépenses excessives. Il se résolut, par nécessité, mais sans doute aussi par attirance, à étudier la médecine et à la pratiquer. Il fut son premier patient. On retiendra également de sa biographie son attitude à l’égard du pouvoir, refusant les propositions alléchantes des Empereurs Wei de la Dynastie des SUI, Taizong et Gaozong de la Dynastie des TANG, préférant à l’argent et à la gloire l’humble situation d’un médecin de campagne.

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Le portrait du médecin idéal qu’il brosse dans ses écrits reflète ses conceptions « humanistes », façonnées au contact des classiques confucéens, des philosophes taoïstes et des enseignements bouddhiques. Tout bon médecin doit, selon lui, étudier les « 5 Livres » (parmi lesquels le YI JING 易经 « Classique des mutations » et le SHI JING 诗经 ou « Livre des poèmes » dont j’ai déjà parlé), sinon « il ne connaîtra pas la voie du « Ren» et du « Yi », la voie de l’humanité et de la justice prônée par Confucius. Il ne négligera ni la lecture des anciens philosophes, ni celle de Laozi et de Zhuangzi ; il n’ignorera ni la divination ni l’astrologie. Dans l’exercice de ses fonctions, il sera compatissant, et que son malade soit « d’un rang élevé ou de basse condition, riche ou pauvre, adulte ou enfant, ignorant ou instruit, engageant ou repoussant, chinois ou étranger, sot ou intelligent, il le traitera avec la même équanimité tout comme un proche parent ». De plus, il ne tiendra compte ni du jour, ni de la nuit, ni du froid, ni de la chaleur, ni de la faim, ni de la soif, ni de la fatigue. C’est « de tout son coeur »qu’il se portera au chevet de son malade.


Le bouddhisme en Chine, à l’époque de Sun Si-miao, n’est pas étranger à l’idée que ce dernier se faisait du médecin et de la médecine. Il suffit pour s’en convaincre de songer au regard que le bouddhisme pose sur la douleur inhérente à l’existence. Par ailleurs, sur le plan théorique, il lui a emprunté la notion indienne des 4 « grands éléments » (TERRE, EAU, FEU et VENT) qui composent la matière du corps et dont le déséquilibre engendre 101 maladies.

 

Nous connaissons la pensée et l’oeuvre de Sun Si-miao grâce aux deux ouvrages dont il est l’auteur :
- QIAN JIN YAO FANG  千金要方 « Prescriptions valant mille onces d’or »
- QIAN JIN YI FANG 千金翼方 « Suppléments aux prescriptions valant mille onces d’or » qu’il écrivit à 100 ans, un an avant de mourrir.

 

Le mot « or » (JIN 金) évoque l’esprit dans lequel Sun Si-miao pratiquait la médecine. Il considérait, en effet, toute vie humaine comme une chose précieuse. Ce défenseur de l’humanité contribua magnifiquement au développement de la Médecine Chinoise. Continuateur d’une longue tradition, il puisa dans le savoir médical accumulé en Chine depuis des siècles et l’enrichit de ses propres observations. On retrouve dans ses « Prescriptions » des recettes célèbres comme, par exemple, les décoctions de cannelle et d’éphèdre (MA HUANG TANG 麻黄汤 et GUI ZHI TANG 桂枝汤) que prescrivait son illustre prédécesseur Zhang Zhong-jing. Sun Si-miao avait d’ailleurs une prédilection pour le SHANG HAN LUN 伤寒论 « Traité des blessures par le Froid » auquel il fit de nombreux emprunts. On peut même ajouter avec Catherine Despeux que Sun Si-miao nous a légué une version du SHANG HAN LUN « moins altérée que celles que nous possédons actuellement ». Comme nous le signale Abel GLÄSER dans sa traduction commentée du SHANG HAN LUN publiée par l’Institut LIANG SHEN, 2014, p. 33, « Sun Si-miao a regroupé par formules et syndromes similaires les différents articles. Cette version constitue la plus ancienne version du SHANG HAN LUN parvenue jusqu’à nos jours avec un contenu complet, aujourd’hui on l’appelle communément la version TANG du SHANG HAN LUN ».

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Sur le plan de la pharmacologie, Sun Si-miao insiste dans son QIAN JIN YI FANG 千金翼方 « Suppléments aux prescriptions valant mille onces d’or » sur la nécessité de cueillir les plantes médicinales à la bonne saison et requiert l’emploi de méthodes appropriées pour leur conservation et leur transformation. Plus de 700 drogues sont présentées dans cet ouvrage où elles sont classées en fonction de leur nature : minéraux (YU SHI 玉石 « jades et pierres »), plantes (CAO 草 « herbes », animaux, insectes et poissons, fruits, légumes, céréales et autres. La distinction entre drogues supérieures, intermédiaires et inférieures du SHEN NONG BEN CAO JING est maintenue pour les minéraux et les « herbes », c’est à dire les végétaux autres que fruits, légumes et céréales. Sa connaissance de la matière médicale, en particulier des plantes médicinales, valut à Sun Si-miao le surnom de « roi des herbes médicinales » ou de « roi des remèdes ».

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liù yín 六淫 « 6 QI pervers »

 

Les 6 QI pervers désignent le Vent, le Froid, la Canicule, l’Humidité et le Feu.

 

Lorsque les 6 énergies climatiques sont excessives, insuffisantes ou quand elles sont anormales pour la saison, elles deviennent perverses, susceptibles de déclencher des maladies, il s’agit alors des pathologies d’origine externe (外因 Wài Yīn).
Les 6 QI pervers envahissent le corps par la bouche, le nez, la peau et les muscles, ce sera une attaque d’origine externe qui donnera un syndrome BIAO (表症).
C’est pourquoi ils sont appelés aussi les 6 QI pervers externes (Wài Gǎn Liù Yín 外感六淫).

 

Ils sont souvent saisonniers :

 

- Au printemps, il y a plus de pathologies liées au Vent,
- En été, à la Canicule,
- En fin d’été, à l’Humidité,
- En automne, à la Sécheresse
- En hiver, au Froid.

 

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Sébastien HANTZ

 

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六气 Liù Qì « Six QI »

Il y a deux significations aux « six QI » :

 

1. Ils désignent les phénomènes climatiques comme : Vent, Froid, Humidité, Canicule, Sécheresse et Feu.


2. Mais, selon le LING SHU 灵枢 au Ch. 30 - 诀气 Jue Qi « Pour juger de l’état du QI », 六气 Liù Qì « Six QI » désignent les 6 substances fondamentales assurant les activités physiologiques du corps humain :

 

- Le JING 精 (la quintessence vitale),
- Le QI 气,
- Les liquides organiques subtiles JIN 津
- Les liquides organiques denses YE 液,
- Le sang XUE 血
- Les vaisseaux MAI 脉.

 

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正气 Zhèng Qì « Energie Correcte » ou « Energie Droite » ou encore « Energie saine ».

Pour faire court, Il s’agit d’un terme générique qui s’oppose à l’Energie Perverse ou malsaine et qui désigne la vitalité de l’organisme humain, précisément la capacité de protéger contre la maladie, de résister aux facteurs pathogènes et de se régénérer.

 

Su Wen, ch. 72 - 刺法伦 « Règle d’acupuncture » : « Le pervers ne pourra pas attaquer l’organisme lorsque le Zhèng Qì 正气 reste présent dans le corps. »

 

A l’inverse du 正气 Zhèng Qì, le 邪气 Xié Qì « Energie perverse » a 2 sens :

 

1. Au sens large, il s’agit des facteurs pathogènes et des lésions pathogènes qui s’opposent au 正气 Zhèng Qì « Energie Correcte ».


2. D’autre part, ce sont les 6 QI pervers (liù yín 六淫) : Vent, Froid, Sécheresse, Canicule, Humidité et Feu ainsi que les facteurs contagieux ou épidémiques. Il s’agit des « causes externes » (外因 Wài Yīn) , appelées aussi « pervers externes » (外邪 Wài Xié).

 

Capture_decran_2018-05-20_a_12.02.03.pngZhèng QìCapture_decran_2018-05-20_a_12.07.19.pngXié Qì

 

 

Sébastien HANTZ

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